Date de sortie : 16/12/99
Ref : VICL-60507
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NautiljonGenre : J-Pop
Tracklist :
01 – 約束はいらない (Yakusoku ha Iranai)
02 – ともだち (Tomodachi)
03 – ボクらの歴史 (Bokura no Rekishi)
04 – Gift
05 – 君に會いにいこう (Kimi ni Ai ni Ikou)
06 – 光の中へ (Hikari no Naka he)
07 – Light of Love
08 – 奇跡の海 (Kiseki no Umi)
09 – Active Heart
10 – パイロット (Pilot)
11 – プラチナ (Platina)
12 – 24
13 – 恋人について (Koibito ni Tsuite)
14 – ポケットを空にして (Pocket wo Kara ni Shite)
15 – CALL YOUR NAME
Il y'a fort longtemps que j'aurai dû parler de cette album, ou plutôt de ce best-of de Maaya Sakamoto, mais comme mieux vaut tard que jamais....
Soit. Bon, déjà au niveau du titre, il y'a problème. Hotchpotch, quel est son sens et dans quel contexte devons nous l'interpréter ?
Banalement donc,
Hotch est le nom du plus intelligent chien nippon tandis que
Potch est la traditionnelle désignation nippone pour « chien ». Ben vous direz, « c'est quoi toute cette affaire de chien ?» Avec pour seule indice le cover de l'album, ce n'est pas gagné ! Donc mystère, mystère. Antérieurement, Maaya l'avait fait pour sa chanson
マメシバ(Mameshiba), Mameshiba étant une célèbre race de ....... chien nippon également.
Sans trop s'égarer donc, revenons à l'essentiel, c'est-à-dire au contenu.
L'album débute avec
約束はいらない (Yakusoku ha Iranai), célébrissime Opening de
Vision of Escaflowne. Du Yôko Kanno qui se respecte, tous les ingrédients sont là pour faire de la piste un « mythe ». Un orchestre philarmonique, des instruments agencés avec parcimonie pour un résultat « qui ne laisse pas sourd ». Bref, il faut l'écouter pour comprendre le ressenti. Un bon début d'album.
ともだち (Tomodachi) est une « Insert Song », c'est-à-dire une chanson destinée à un passage précis d'un anime, ici Card Captor Sakura à l'occurrence. Ici, le ton est calme et doux, dominé par de la guitare sèche et du tam-tam en fond de chanson. Le tout est plaisant, mais Maaya fait mieux donc on est pressé de zapper la piste.
ボクらの歴史 (Bokura no Rekishi) nous gratifie d'avoir zapper la piste précédente. La chanson est entraînante à souhait, un refrain aguichant pour une piste JPop comme Maaya sait si bien les faire. La piste est une Insert Song de
CLAMP Campus Detectives.
Gift rejoint la deuxième piste. Allures simplette et remplissage, la piste aurait très bien pu servir de B-Side quelconque. Pas qu'elle soit mauvaise, on s'attend à mieux. Donc on zappe (où on prend la peine d'écouter jusqu'à la fin quand on est fan, ça dépend).
君に會いにいこう(Kimi ni Ai ni Ikou) est un très bon moment également. Sous ses airs de « gamines », Maaya nous sert une interprétation digne des arrangements apportés par Kanno-sama. Pourtant, elle est du même lot que
Tomodachi ou encore
Gift, mais en plus aboutie.
光の中へ (Hikari no Naka he) est LA ballade de l'album. La voix pure et cristalline de Maaya y ressort sous des arrangements et des accords servant au genre, c'est-à-dire piano en instrument principal.
Light of Love, quant à elle, est la piste « pluraliste » de ce best-of, comprenez par là que la piste en elle-même est une composition ingénue (prenez l e mot dans son sens premier) de Kanno-sama, qui a utilisé tout ce qui lui passait par la main, pour un résultat « détonnant ». Tout comme la première piste, il faut l'écouter pour comprendre.
奇跡の海 (Kiseki no Umi) est dans la lignée de
Light of Love. Pas à sa hauteur mais dans le même esprit. Le petit plus de celle-ci est constitué par son « air tribal » qui lui est donné, la démarquant ainsi de son prédécesseur. Un bon moment, ponctué par des refrains porteurs sous une composition une fois de plus originale de Kanno-sama.
Active Heart nous ramène la Maaya classique c'est-à-dire celle de la bonne vieille Pop. Les arrangements sont donc classiques, rien d'exceptionnel mais tellement bien agencé que le rendu est fort appréciable.
パイロット (Pilot) quant à elle nous montre la facette « jazzy-country » de Kanno-sama sous laquelle Maaya ne semble point désemparée. La piste est un peu l'ovni de l'album car elle se différencie bien de tout ce qui a été écouté précédemment. Ca peut en dérouter plus d'un mais c'est toujours du bon travail, de la vieille J-Pop en outre.
プラチナ (Platina), l'une des premières ½uvres de Maaya, aussi 1st Opening de
Card Captor Sakura, semble être la « jumelle » de
約束はいらない (Yakusoku ha Iranai), au trait près (ou plutôt au décibel près). Toujours cette ambiance « féerique » retranscrite, une multitude d'accord et cet orchestre en arrière plan de chanson. Le seul bémol c'est que le début de la piste fait très « chanson pour anime » mais c'est très vite oublié dès les 2/3 de la piste.
24, c'est une fois de plus de la vieille Pop mais en anglais. Comme à l'accoutumé chez Maaya, on a droit à notre piste « anglophone » de l'album. Je vos l'accorde, sa prononciation reste typiquement nippone (à cette période de sa carrière) mais qu'est ce qu'on s'en fiche, vu que l'interprétation prime.
恋人について (Koibito ni Tsuite) est le 2ème « ovni » (comprenez par là « le vilain petit canard »)de l'album. C'est comme finir un petit déjeuner en vent de poupe. Rien à redire, on nous a habitués à meilleur et là ça tombe bas. Heureusement que la piste suivante remonte tout ça.
ポケットを空にして (Pocket wo Kara ni Shite) donc, nous fait radicalement oublié la « petite blague » précédente. Ici, on a des instruments « classiquement » utilisés, guitare à l'avant le tout pour un rendu acoustique sur lequel la voix de Maaya s'accorde avec une aisance naturelle. Un bon moment.
Et on arrive à la piste de conclusion,
CALL YOUR NAME, qui malheureusement ne conclut pas aussi bien l'album que la piste d'ouverture l'a commencé. Le problème c'est justement que la piste, toute calme, est le stéréotype de ce qu'on attendait pour terminer un album, mais le fait mal. Ici on a droit à un duet Piano + Vocal suivi de quelques notes « timides » au violon en arrière piste. Tellement classique que l'on est superficiellement transporté. Bref, légère (grande) déception tout de même, mais relativisons, nul n'est parfait dit-on.
Cet agréable best-of se révèle donc très agréable bien sur le fond que sur la forme. Sans verser de l'huile sur le feu, aux « prémices » (l'album aura atteint ses 10 ans en fin d'année et est sorti 3 ans après les débuts de Maaya) de sa carrière, Maaya sous l'aile de Yôko Kanno affirmait déjà son talent inné pour le chant, talent qui sera d'ailleurs développé tout au long du « petit bout de chemin » qu'elle se trace, entre ses activités de doubleuse, d'actrice et de chanteuse.